Lou Poirier

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Prix Viola Léger 2012

Une âme nomade et un corps tout aussi transporté. La passion de Lou Poirier pour la complexité des rapports humains et la beauté de notre condition terrienne, dans tous ses détours, lui font voir le monde depuis toujours...

Ses créations nous parlent d'EXCLUSION, de violence, du désir de plaire, du besoin d'être AIMÉ. Sa poésie slam se cogne à nos aveux intimes et nos mémoires inavouées. Sa recherche du mouvement est une quête du moment présent.

Elle se prête aux émois du THÉÂTRE, à l'urgence de la DANSE ou aux vertiges des acrobaties sur échasses, au fil des collaborations qui balisent son chemin. Les rencontrent lui ont permis plusieurs beaux projets à travers le Canada, en Europe mais surtout, en Acadie, où elle vit depuis 2002 (avec un billet d'avion pour "quelque part" qui traine dans son sac!).

Récipiendaire de plusieurs bourses de la part de ARTSNB et du CAC et de prix tels que le Prix Viola-Léger 2012, elle produit son PREMIER spectacle solo, Arrêt sur image, un spectacle sur les mécanismes de la fabrication de l'image de soi.

On l'a vu dans des productions du Théâtre l'Escaouette, Théâtre Double Signe, Théâtre Alacenne, Bosco Média, Phare Est, Circus Stella, CO Julie Danse, jä tzt Tanz, Da Tanz Da, Théâtre de l'Étincelle, A.L.I.N.E,  (...) 

Spécialisée en art du mouvement, elle a étudié à l'Université de Moncton,  à l'École Internationale de Théâtre Lassâad (Bruxelles) et à Bewegungs-Art Schule (Freiburg, Allemagne).

Lou enseigne le mouvement, l'écriture instantanée et l'improvisation contact dans une volonté de partager les perles de ces pratiques dans des contextes professionnels et communautaires.

www.loupoirier.com

Projet

Le Prix Viola Léger a permis à Lou Poirier de poursuivre la création de Manneken, puis est devenue Arrêt sur image, une performance de théâtre physique dont elle est l’unique interprète, qui propose un questionnement profond sur la féminité.

Ce Manneken aura à se débattre avec une obsession, avec un réflexe millénaire et identitaire : celui de vouloir plaire à tout prix. Jusqu'où allons-nous pour plaire aux autres, pour être vue et reconnue, pour obtenir un titre? Lou Poirier déclarait d'ailleurs « Ma démarche a pour but de remettre certaines choses en perspective afin de départager ce qui est inhérent au comportement humain de ce qui est relatif à notre culture et à notre éducation. Les épreuves physiques, théâtrales et chorégraphiées de Arrêt sur image dessineront un parcours à la fois ludique et impressionniste, social et personnel ».

Le projet est né du stage en Formation continue offert par l'ATFC au Banff Cultural Centre for The Arts en décembre 2011, en partenariat avec l'École nationale de théâtre du Canada et le Banff Centre. Le metteur en scène Sylvain Bélanger et le chorégraphe Frédérick Gravel ont accompagné le projet durant cette première étape d'exploration.

Avancées du projet

Une première résidence de création a eu lieu au Studio Ventury, à Montréal, en compagnie de la chorégraphe, danseuse et metteure en scène Mélanie Demers de la compagnie Mayday Danse. 

Pour l’appuyer dans l’écriture du texte, Lou a fait appel à Sébastien Belzile, poète « slameur », qui a dirigé une session d'écriture « slam ». Cette collaboration se poursuivra d’ailleurs dans la suite de l’élaboration du spectacle.

Une seconde période de création a été menée en 2015, avec l’appui de Jacques Lessard, et la production d’Arrêt sur image a été présentée à Moncton en novembre dans le cadre de la saison du théâtre l’Escaouette. Une vitrine du spectacle a également été offerte lors de la FrancoFête en Acadie, également en novembre, à Moncton.