Sylvain Ward

Sylvain Ward
Sylvain Ward

Prix Banque Nationale 2013

Originaire de Lamèque, au Nouveau-Brunswick, Sylvain Ward réside à Moncton depuis qu'il a entrepris sa formation professionnelle à l'Université de Moncton en art dramatique. Il a commencé sa carrière en touchant un peu à tout ce qui a trait aux arts de la scène, soit comme comédien, scénographe, régisseur, improvisateur, animateur, musicien et même administrateur de théâtre. Dernièrement, il concentre toutefois ses intérêts sur le jeu et la scénographie.

En tant que comédien, il a joué pour chaque compagnie professionnelle de l'Acadie et ses projets les plus récents lui ont aussi permis de tisser des liens avec des artistes et des compagnies au Québec et en Ontario. Il a joué dans le spectacle jeunesse La ville en rouge coproduit par le Théâtre populaire d’Acadie et le Théâtre du Gros Mécano (Québec) et il s’attaquera bientôt à un nouveau rôle dans un spectacle de la prochaine saison du Théâtre populaire d'Acadie.

En 2008, il cofonde avec sa conjointe Annik Landry, la compagnie ArtScénik. Jusqu'à présent, cette compagnie leur a permis de gérer et mener divers projets et contrats reliés aux arts de la scène. Actuellement, la compagnie ArtScénik accumule des projets en scénographie. Les plus récents on permis à Sylvain d'explorer la marionnette et son matériau de prédilection : le bois.

Du côté de la scénographie, il a commencé son parcours comme assistant-scénographe du Pays de la Sagouine sous la tutelle du scénographe en chef Alain Tanguay. Depuis, il a été concepteur des décors pour plusieurs des opéras du Département de musique de l'Université de Moncton, de 2008 à 2012, avant de signer sa première scénographie sur le spectacle Bouffe, du Théâtre populaire d'Acadie. Ces expériences lui ont donné la motivation nécessaire pour pousser un peu plus loin les limites de ses connaissances scénographiques. Il a ainsi participé à l’atelier de scénographie offert au sein du stage en formation continue tenu par l'ATFC et l’École nationale de théâtre du Canada, qui a eu lieu au Banff Centre, en Alberta, décembre 2013. Selon les dires de son professeur, Gabriel Tsampalieros, c’est là que Sylvain a « rencontré » son matériau, le bois.

Projet

Grâce au Prix Banque Nationale, Sylvain a pu participer à plusieurs stages de formation pour alimenter son travail en scénographie. Son projet de formation était lié à deux champs d’intérêt : la fabrication de marionnettes, ainsi que la recherche et l’exploration du travail traditionnel du bois.

Avancées du projet

En août 2014, Sylvain a effectué un stage de création de marionnettes avec Pierre Robitaille, le directeur artistique de Populus Mordicus (Québec), une compagnie de théâtre qui tente de pousser les limites de l’art de la marionnette. Dans les ateliers de la compagnie, Sylvain a pu travailler sur les marionnettes du spectacle Méphisto Méliès, une coproduction du Théâtre Populus Mordicus et du Théâtre Motus. Ce fut une expérience des plus enrichissantes pour Sylvain et, il est possible qu’il fasse dans le futur un autre stage d’apprentissage avec Pierre Robitaille, voire même développer un spectacle de marionnettes avec lui.

Pour ce qui est du volet de formation lié au travail traditionnel du bois, Sylvain a suivi deux ateliers, l’un à Halifax sur la fabrication de son propre rabot en bois et l’autre au Maine, dans le village de Warren, sur les techniques de gravure sur bois du 17e siècle. Concernant ce dernier atelier, il constate que « J’ai découvert un aspect du travail du bois qui va énormément influencer l’esthétique de mes scénographies. Je suis tombé en amour avec le style de l’époque et surtout la méthode de M. Peter Follansbee qui nous a fait réaliser à quel point les outils à main peuvent être plus précis, plus vite, et ils peuvent créer des formes beaucoup plus vivantes et organiques que n’importe quel procédé moderne. » 

À l'été 2015, Sylvain a suivi un stage de formation au Woodwright’s School, en Caroline du Nord. Pendant une semaine, il a construit un établi spécialisé pour le travail du bois développé par les menuisiers Moravian arrivés aux État-Unis de l'Allemagne au début du 19e siècle.  Muni des même outils et des techniques traditionnelles utilisées à l’époque, Sylvain a créé de ses propres mains son premier vrai établi de menuisier.