Craig Holzschuh

Craig Holzschuh
Craig Holzschuh

Prix Marcus-Banque Nationale 2013 - ex-aequo

Diplômé de l’Université d’Ottawa et de l’Université de la Colombie-Britannique, Craig Holzschuh œuvre dans le milieu théâtral comme metteur en scène, auteur, comédien et concepteur depuis plus de vingt ans. Il a récemment signé les mises en scène des spectacles A toi, pour toujours, ta Marie Lou (Théâtre la Seizième, 2014) Statu Quo (Théâtre la Seizième, 2013) Porc-épic (Théâtre la Seizième, 2012), For the Pleasure of Seeing Her Again (Festival Players, 2012) Traces (Théâtre la Seizième, 2012), spectacle qu’il a co-créé avec Anita Rochon, L’Enfant-Problème (Théâtre la Seizième, 2011), The Madonna Painter (Theatre at UBC, 2010), Le Périmètre (Théâtre la Seizième, 2009) et  Lentement la beauté (Théâtre la Seizième, L’UniThéâtre, 2009). Nominé six fois aux prix Jessie Richardson, Craig Holzschuh a reçu le prix Sydney J. Risk Award, en plus de se voir attribuer trois prix de mises en scène, pour son travail sur les textes Mathieu Mathématiques,  Porc-épic et A toi, pour toujours, ta Marie Lou ainsi que le prix John Moffat et Larry Lillo. Craig est le premier metteur en scène à avoir reçu un Jessie dans la catégorie jeune public, petit théâtre et grand théâtre pour ses mises en scène. Depuis juillet 2001, Craig assume la direction générale et artistique du Théâtre la Seizième. À son initiative, le programme de développement dramaturgique a vu le jour en 2001 pour encourager la création théâtrale en Colombie-Britannique et le développement du théâtre francophone au Canada. Craig a présidé l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC) de 2006 à 2010.

Extraits du dossier de candidature

Craig Holzschuh a joué un rôle immensément important dans le développement du théâtre francophone dans l’Ouest et, tout particulièrement, en Colombie-Britannique. Directeur artistique du Théâtre la Seizième depuis maintenant près de quinze ans, il a su, par les initiatives qu’il a lancées, créer une dramaturgie propre à la francophonie britanno-colombienne, développer et soutenir un bassin d’artistes francophones à Vancouver et faire rayonner le Théâtre la Seizième bien au-delà de la communauté francophone.

Dès son arrivée à la direction de la compagnie, en 2001, Craig a mis en place un programme de développement dramaturgique. Il commande des textes à des artistes locaux et leur offre un soutien sur mesure tout au long de leur processus d’écriture. Il est, de même, toujours disponible pour apporter un regard constructif sur le texte, pour organiser des lectures publiques ou privées, ou, encore, des rencontres auprès d’un conseiller dramaturgique. Grâce à ce programme, un important répertoire dramaturgique franco-colombien commence à se constituer. Ce qu’il y a de plus impressionnant, c’est que pour chacun des auteurs, il s’agissait d’un premier texte. Craig a décelé en eux une envie de raconter, leur a fait confiance, et leur a donné les outils pour concrétiser cette envie.

Par ailleurs, que ce soit avec les auteurs, les acteurs ou les concepteurs, Craig Holzschuh a toujours accordé une grande place à la relève. Il n’hésite pas à engager des finissants des diverses institutions de formation. À plus d’une reprise, il a permis à de jeunes artistes de vivre une première expérience de travail ou d’explorer un nouvel aspect de la discipline théâtrale. Craig est extrêmement impliqué dans la formation et le développement professionnel des artistes francophones du Canada. En tant que président de l’ATFC, il a également participé à la mise sur pied des stages en formation continue offerts par l’association à Banff. Aujourd’hui, la compagnie qu’il dirige soutient financièrement la participation des artistes de la Colombie-Britannique à ces stages. Au niveau professionnel, Craig offre un soutien remarquable aux artistes qui gravitent autour de la Seizième, en supportant leurs initiatives, tout en respectant leur indépendance dans le processus créatif. Sa porte est toujours ouverte, que ce soit pour discuter d’un projet, corriger des budgets ou offrir des conseils artistiques ou administratifs. En ne cherchant pas à absorber ces initiatives d’artistes au sein de la Seizième, mais en voulant simplement appuyer ces projets, Craig réussit à créer un foisonnement d’activités artistiques autour de la compagnie.

Finalement, par son implication au sein de multiples associations, Craig a joué un rôle important face au développement de la pratique au plan local, régional et national. À Vancouver, il préside le regroupement des théâtres jeunes publics (GVPTAYS) depuis maintenant près de dix ans. À ce titre, il a mené plusieurs batailles pour faire reconnaitre ce secteur auprès des bailleurs de fonds et de la communauté artistique. À l’échelle régionale, Craig a soutenu plusieurs initiatives visant à améliorer la diffusion du théâtre dans l’Ouest, en plus de siéger sur le conseil d’administration de l’Association des compagnies de théâtre de l’Ouest.

Émilie Leclerc et Gilles Poulin-DenisActivités de mentorat

Remis aux deux ans, soit les années impaires, le Prix Marcus-Banque Nationale vient souligner le travail exemplaire d’artistes franco-canadiens dont la démarche possède un impact majeur à l’échelle régionale ou nationale et s’est inscrite dans la durée. Maintenant doté d’une bourse de 15 000 $, il a initialement été créé en 2005 en l’honneur de Jean-Claude Marcus, un ami de l’Association des théâtres francophones du Canada, qui a longtemps œuvré au Théâtre français du Centre national des Arts. Jean-Claude Marcus a reconnu, dès les années 1980, le besoin d’appuyer les compagnies et les praticiens du Canada français afin de leur permettre de surmonter l’isolement dans lequel ils évoluent.

Depuis l’édition 2013, le Prix Marcus-Banque Nationale permet maintenant que, dans une perspective de filiation, de développement du milieu et de transmission du savoir, le lauréat choisisse un/e protégé/e avec qui il entretiendra pendant l'année suivante une relation de mentorat. Craig Holzschuh a invité deux artistes vancouvérois, Émilie Leclerc, et Gilles Poulin-Denis, à poursuivre une réflexion sur la direction artistique. Rencontres, réflexions, et discussions à trois, de même que présence des deux artistes pour assister à du travail de répétition ont composé le menu.