Robert Marinier

Prix du Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles

Robert MarinierRobert Marinier œuvre au théâtre et à la télévision depuis plus de quarante ans. Diplômé de l’École Nationale de Théâtre du Canada en interprétation et formé en création dramatique et en improvisation aux ateliers Alain Knapp à Paris, il est devenu un homme de théâtre polyvalent : il écrit, joue, fait de la mise en scène, enseigne et agit régulièrement en tant que conseiller dramaturgique.

Il est l’auteur d’une dizaine de pièces de théâtre, dont À la gauche de Dieu et L’Insomnie. Cette dernière a été mise en lice pour le prix Trillium 1997 et le prix du Gouverneur général 1998. Robert a été récipiendaire du Prix Théâtre LeDroit (1996) et du Prix d’excellence artistique Théâtre Action (1996).  

Il est aussi auteur d’une centaine d’émissions de télévision et de radio. Avec Luc Thériault il a créé et écrit les quatre saisons (58 épisodes) de la comédie dramatique Météo+ pour la chaîne TFO (2006-2009). Toujours avec Luc Thériault, il a écrit la première saison de la série Les Bleus de Ramville, également pour TFO, en 2010.

Comme acteur, il a joué pour la majorité des compagnies francophones en Ontario ainsi que pour le Centre national des Arts. Il a tenu des rôles dans des pièces de répertoire (La ménagerie de verre - TNO, In extremis - Corvée, L’enfant problème, Trillium) classique (Le Misanthrope - CNA, L’école des femmes - TFT, A Midsummer Night’s Dream et The Tempest - OSC) ainsi que dans plusieurs créations (Nickel -TNO, Les Rogers -TNO Vieille 17). Il a joué une quinzaine de personnages dans son one-man-show, l’Insomnie. On l’a vu dans des contes urbains où il interprétait son texte, Le golfeur et la Mort. Il a également tenu le rôle de l’homme dans sa pièce, Épinal, mise en lice pour le prix Trillium en 2006. On l’a aussi vu dans L’homme invisible/The Invisible Man de Patrice Desbiens pour le Théâtre de la Vieille 17.

Projet

La Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada est ravie d’appuyer un auteur établi dans une démarche visant à revenir à ses premiers amours, l’écriture théâtrale. Robert s'est ainsi rendu à Mariemont, en Belgique, au cours de la saison 2016-2017. Il y a effectué une résidence dans des conditions optimales d’écriture offertes par nos amis du Centre des écritures dramatiques Wallonie-Bruxelles. Il a alors développé son texte en Les contes de l’apocalypse, un commentaire sur le désastre imminent qui menace la planète entière. L’œuvre souhaite d’abord et avant tout se pencher sur l’exploration de cette particularité qui pousse les humains à ignorer les grands problèmes, ou à se convaincre qu’ils n’existent pas.

Dans Les contes de l’apocalypse, le réchauffement de la planète bat son plein. Les glaciers ont disparu. Le niveau des océans a monté de plusieurs mètres. Des populations entières sont déplacées. Les réseaux de transport se sont effondrés. Le commerce international est moribond. Les inondations et les sécheresses à répétition ont dévasté l’agriculture et l’élevage. Les émeutes de la faim sont fréquentes. Les forces de l’ordre sont inefficaces. Des milices locales prennent le pouvoir dans les communautés. Les gouvernements tombent. Quant à lui, Guy navigue la fin du monde, croyant que rien de ce qui se passe n’est vrai. Il est convaincu que sa vie n’est qu’une pièce de théâtre dans laquelle il est le personnage principal et que toutes les catastrophes qui sévissent font partie de l’intrigue dramatique de la pièce ; une pièce dans laquelle il tente désespérément de comprendre le rôle qu’il doit jouer. Une série d’événements, directement liée au réchauffement planétaire, propulse Guy d’aventure en aventure. La seule constante, la seule réalité à laquelle il peut s’accrocher est son fils, qui — même s’il est possible qu’il ne soit qu’un autre personnage de la pièce — est l’objet de tout son amour et de tous ses espoirs.