Marie-Ève Fontaine

Prix Roland Mahé-Banque Nationale

 

M-E FontaineOriginaire de Saint-Boniface, au Manitoba, Marie-Ève Fontaine est comédienne, auteure, et metteure en scène. Elle est détentrice d’un baccalauréat spécialisé en théâtre de l’Université d’Ottawa et a joué, malgré son jeune âge, dans une variété impressionnante de productions professionnelles, dont A Taste of the Wildcat de Ben Nind (A stuck in a Snowbank Theatre, Territoires du Nord-Ouest), À tu et à moi, de Sarah Migneron, La fille d’argile de Michel Ouellette (toutes deux au Théâtre la Catapulte d’Ottawa), et Ciseaux, de Lisa L’Heureux, avec le Théâtre Rouge écarlate, d’Ottawa. En 2015, elle a remporté le prix Artiste en émergence aux Prix Rideau Awards, à Ottawa. En janvier 2016, Marie­-Ève a conçu, écrit et mis en scène un spectacle intitulé La Création pour la troupe universitaire les Chiens de soleil, à l’Université de Saint­-Boniface. Ce projet proposait à une vingtaine de participants un laboratoire sur le jeu de l’acteur et sur le travail de création, des aventures encore peu fréquentées au Manitoba français.

Projet

Grâce au prix Prix Roland Mahé-Banque Nationale et à la bourse qui s’y rattache, Marie-Ève a eu la chance de développer les premières ébauches du projet R U SURE, une œuvre qui désire s’inscrire en continuité directe avec le spectacle La Création. L’œuvre est inspirée d’une réflexion sur la génération Y et les défis auxquels celle-ci doit faire face : trouver des solutions aux changements climatiques, inventer une façon de réduire la consommation de plastique dans les océans, tenter un retour vers la communauté et vers la consommation locale…pour n’en nommer que quelques-uns. Dans ce contexte, la prise de décision devient de plus en plus complexe, et c’est ce qui sera exploré : la décision, l’indécision et les conséquences de certains choix. D’où le titre provisoire R U SURE.

Accompagnée de la journaliste et écrivaine franco-manitobaine, Katrine Deniset, Marie-Ève a réalisé la première étape d’une aventure plutôt particulière avec six artistes franco­manitobains. Deux auteures ont écrir de courtes histoires. Celles-ci ont ensuite été mises en laboratoire avec quatre comédiens. Puis, un texte de plus longue portée a été écrit à partir des éléments qui émaneront du processus. À la suite de cette première étape de travail, un second laboratoire permettra d’explorer la mise en scène du texte, lequel sera produit au Manitoba et ailleurs.

En appuyant ce projet, la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada est heureuse de soutenir une démarche de création à laquelle peu d’artistes du Manitoba francophone ont encore osé se frotter. Elle est également heureuse que ce prix associé au nom de celui qui a dirigé les destinées du Cercle Molière, de Saint-Boniface, de 1967 à 2012, soit accordé à une artiste de l’endroit, dont la démarche apparaît prometteuse.