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Le Prix Marcus-Banque Nationale 2013 est remis ex-aequo au directeur artistique du Théâtre populaire d’Acadie, Maurice Arsenault, et au directeur artistique du Théâtre la Seizième, Craig Holzschuh !


Le Prix Marcus-Banque Nationale, remis par la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada, et soutenu conjointement par le Centre national des Arts du Canada et la Banque Nationale, a été remis au cours d’une réception qui s’est tenue à la Quatrième Salle du Centre national des Arts, à Ottawa, le 10 septembre dernier. Maurice Arsenault, directeur artistique et général du Théâtre populaire d’Acadie (Caraquet), et Craig Holzschuh, directeur général et artistique du Théâtre la Seizième (Vancouver) se sont ainsi vus honorés par le jury qui a décidé de leur accorder ce prix de façon ex-aequo étant donné les grandes similitudes dans leur démarche et leur implication auprès d’artistes plus jeunes. La bourse de 15 000 $ a été présentée aux deux lauréats par Jean-Louis Rioux, Directeur régional Ontario Est pour la Banque Nationale et Robert Gagné, directeur administratif du Théâtre français du Centre national des Arts.

Maurice Arsenault 
Photo : Noémie Roy Lavoie

Maurice Arsenault

Maurice Arsenault œuvre depuis trente ans dans le secteur culturel, surtout dans le domaine du théâtre. Il détient un diplôme en génie industriel et a pratiqué cette profession pendant trois ans avant de se diriger en théâtre. À cette fin, il a suivi divers cours de formation et plusieurs stages pratiques.

Maurice Arsenault est directeur artistique et général du Théâtre populaire d’Acadie depuis octobre 2005, après y avoir travaillé comme chargé de projets depuis mai 2002. De 1998 à 2002, il fut au service du Centre national des Arts, à Ottawa – à titre de coordonnateur et délégué à la programmation du Festival du théâtre des régions (édition 2001), de responsable du développement au Théâtre français (1999-2000) et de coordonnateur des 15 Jours de la dramaturgie des régions (édition 1999). Il a également travaillé comme conseiller, rédacteur ou coordonnateur de projets pour plusieurs compagnies de théâtre et divers organismes culturels de différentes régions du Canada. De 1989 à 1995, il a assumé la direction artistique du Théâtre l’Escaouette, à Moncton.

Maurice a signé plusieurs mises en scène au Théâtre l’Escaouette et au Théâtre populaire d’Acadie, les plus récentes étant Le Magnolia, de Jacques De Decker, Lucien, de Marshall Button (traduction de Maurice Arsenault), 3 farces de Tchekhov (traduction de André Markowicz et Françoise Morvan), L’Oiseau matinal, de Colleen Wagner (traduction de Maurice Arsenault) et Tenter le destin, de Robert Chafe (traduction de Marie Cadieux). En 2007, il créé un festival annuel en été au TPA, L’Estival du Théâtre populaire d’Acadie qui, dans ses six éditions, a fait une place importante aux artistes émergents et à une très grande diversité d’approches artistiques.

Sous sa direction, le Théâtre populaire d’Acadie a mené sa première campagne majeure de financement, laquelle a récolté 1 million de dollars, et la compagnie a créé un fonds de roulement de 100 000 $ en collaboration avec la Fondation des Arts du Nouveau-Brunswick. Ses expériences de travail comprennent aussi le jeu, la direction de production, la régie et l’animation d’une émission radiophonique à Radio-Canada. De 1992 à 1995, il fut président de l’Association nationale des théâtres francophones hors Québec (devenue l’ATFC depuis), après y avoir siégé comme trésorier, de 1990 à 1992. Il fut aussi actif sur d’autres comités, dont le Comité d’orientation des États généraux des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick.

Extraits du dossier de candidature

Depuis maintenant près de trente ans, Maurice Arsenault participe activement à l'épanouissement du théâtre francophone du Canada français en général et de l'Acadie en particulier. Son parcours impressionnant s’articule selon plusieurs axes qui sont devenus, au fil des ans, de véritables caractéristiques – voire de véritables priorités – de son travail : d'abord, l'accent particulier sur la relève et sur la jeunesse; ensuite, le développement d'initiatives spéciales; enfin, les échanges, les collaborations et l'ouverture sur le monde. Instigateur à l'instinct et au flair étonnant, il faut souligner son soutien constant envers les artistes émergents au sein des activités du Théâtre populaire d’Acadie. Ainsi, depuis la création du Festival de théâtre tout public en Acadie (devenu par la suite  l'Estival du TPA), plus d'une dizaine de spectacles d'artistes émergents ont trouvé leur place dans l'une ou l'autre des éditions de l'évènement. Plusieurs artistes acadiens se sont ainsi vus offrir la chance de présenter leurs créations dans le contexte d'un festival mené par une compagnie établie, et ce alors qu'ils sortaient à peine des écoles de formation. En prenant le risque d'accueillir ces jeunes créateurs et leurs collègues, Maurice Arsenault leur a permis de s'inscrire dans le milieu professionnel, lançant en quelque sorte leur carrière, tout en montrant à son public le dynamisme et l'originalité du travail des jeunes artistes acadiens. À cet égard, et avec toute la patience et l'attention qu'il a portées à ces jeunes artistes, il peut être considéré comme un véritable mentor

La relève a également eu sa place dans les coproductions du TPA sous la gouverne de Maurice Arsenault. Mentionnons la création jeunesse du TPA, Aurel aux quatre vents, menée par six artistes émergents – à l'écriture, à la mise en scène, au jeu et à la scénographie – et La Ville en rouge, qui mettait en vedette quatre artistes émergents et un artiste en mi-carrière.

Parfois dans l'ombre, Maurice Arsenault a été – et continue à être – non seulement un initiateur, mais un réel moteur de développement du milieu théâtral acadien et canadien-francophone, ayant à cœur le rayonnement du théâtre francophone dans un contexte durable, viable et avec le souci de créer des fondations solides pour les prochaines générations de créateurs. 

Craig Holzschuh 
Photo : Fabrice Grover

Craig Holzschuh

Diplômé de l’Université d’Ottawa et de l’Université de la Colombie-Britannique, Craig Holzschuh œuvre dans le milieu théâtral comme metteur en scène, auteur, comédien et concepteur depuis vingt ans. Il a récemment signé les mises en scène des spectacles Statu Quo (Théâtre la Seizième, 2013) Porc-épic (Théâtre la Seizième, 2012), For the Pleasure of Seeing Her Again (Festival Players, 2012) Traces (Théâtre la Seizième, 2012), spectacle qu’il a co-créé avec Anita Rochon, L’Enfant-Problème (Théâtre la Seizième, 2011), The Madonna Painter (Theatre at UBC, 2010), Le Périmètre (Théâtre la Seizième, 2009) et  Lentement la beauté (Théâtre la Seizième, L’UniThéâtre, 2009). Nominé cinq fois aux prix Jessie Richardson, Craig Holzschuh a reçu le prix Sydney J. Risk Award, en plus de se voir attribuer deux prix de mise en scène, pour son travail sur les textes Mathieu Mathématiques et Porc-épic, ainsi que le prix John Moffat et Larry Lillo. Depuis juillet 2001, Craig assume la direction générale et artistique du Théâtre la Seizième. À son initiative, le programme de développement dramaturgique a vu le jour en 2001 pour encourager la création théâtrale en Colombie-Britannique et le développement du théâtre francophone au Canada. Craig a présidé l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC) de 2006 à 2010.

Extraits du dossier de candidature

Craig Holzschuh a joué un rôle immensément important dans le développement du théâtre francophone dans l’Ouest et, tout particulièrement, en Colombie-Britannique. Directeur artistique du Théâtre la Seizième depuis maintenant près de quinze ans, il a su, par les initiatives qu’il a lancées, créer une dramaturgie propre à la francophonie britanno-colombienne, développer et soutenir un bassin d’artistes francophones à Vancouver et faire rayonner le Théâtre la Seizième bien au-delà de la communauté francophone.

Dès son arrivée à la direction de la compagnie, en 2001, Craig a mis en place un programme de développement dramaturgique. Il commande des textes à des artistes locaux et leur offre un soutien sur mesure tout au long de leur processus d’écriture. Il est, de même, toujours disponible pour apporter un regard constructif sur le texte, pour organiser des lectures publiques ou privées, ou, encore, des rencontres auprès d’un conseiller dramaturgique. Grâce à ce programme, un important répertoire dramaturgique franco-colombien commence à se constituer. Ce qu’il y a de plus impressionnant, c’est que pour chacun des auteurs, il s’agissait d’un premier texte. Craig a décelé en eux une envie de raconter, leur a fait confiance, et leur a donné les outils pour concrétiser cette envie.

Par ailleurs, que ce soit avec les auteurs, les acteurs ou les concepteurs, Craig Holzschuh a toujours accordé une grande place à la relève. Il n’hésite pas à engager des finissants des diverses institutions de formation. À plus d’une reprise, il a permis à de jeunes artistes de vivre une première expérience de travail ou d’explorer un nouvel aspect de la discipline théâtrale. Craig est extrêmement impliqué dans la formation et le développement professionnel des artistes francophones du Canada. En tant que président de l’ATFC, il a également participé à la mise sur pied des stages en formation continue offerts par l’association à Banff. Aujourd’hui, la compagnie qu’il dirige soutient financièrement la participation des artistes de la Colombie-Britannique à ces stages. Au niveau professionnel, Craig offre un soutien remarquable aux artistes qui gravitent autour de la Seizième, en supportant leurs initiatives, tout en respectant leur indépendance dans le processus créatif. Sa porte est toujours ouverte, que ce soit pour discuter d’un projet, corriger des budgets ou offrir des conseils artistiques ou administratifs. En ne cherchant pas à absorber ces initiatives d’artistes au sein de la Seizième, mais en voulant simplement appuyer ces projets, Craig réussit à créer un foisonnement d’activités artistiques autour de la compagnie.

Finalement, par son implication au sein de multiples associations, Craig a joué un rôle important face au développement de la pratique au plan local, régional et national. À Vancouver, il préside le regroupement des théâtres jeunes publics (GVPTAYS) depuis maintenant près de dix ans. À ce titre, il a mené plusieurs batailles pour faire reconnaitre ce secteur auprès des bailleurs de fonds et de la communauté artistique. À l’échelle régionale, Craig a soutenu plusieurs initiatives visant à améliorer la diffusion du théâtre dans l’Ouest, en plus de siéger sur le conseil d’administration de l’Association des compagnies de théâtre de l’Ouest.

Activités de mentorat

Remis aux deux ans, soit les années impaires, le Prix Marcus-Banque Nationale vient souligner le travail exemplaire d’artistes franco-canadiens dont la démarche possède un impact majeur à l’échelle régionale ou nationale et s’est inscrite dans la durée. Maintenant doté d’une bourse de 15 000 $, il a initialement été créé en 2005 en l’honneur de Jean-Claude Marcus, un ami de l’Association des théâtres francophones du Canada, qui a longtemps œuvré au Théâtre français du Centre national des Arts et qui siège aujourd’hui sur le conseil d’administration de la Fondation. Jean-Claude Marcus a reconnu, dès les années 1980, le besoin d’appuyer les compagnies et les praticiens du Canada français afin de leur permettre de surmonter l’isolement dans lequel ils évoluent.

Avec l’édition 2013, le Prix Marcus-Banque Nationale permet maintenant que, dans une perspective de filiation, de développement du milieu et de transmission du savoir, le lauréat choisisse un/e protégé/e avec qui il entretiendra pendant l'année suivante une relation de mentorat. Maurice Arsenault a ainsi choisi de bonifier le stage à la direction artistique du TPA que l’auteure Mélanie Léger effectuera au cours de la saison 2013-2014 en vertu du Prix spécial Suzanne-Cyr. De façon particulière, elle aura l’occasion d’effectuer une traduction et de rédiger une communication sur le sujet, laquelle sera ensuite livrée lors du Congrès mondial acadien 2014. Pour sa part, Craig Holzschuh invite deux artistes vancouvérois, Émilie Leclerc, et Gilles Poulin-Denis, à poursuivre une réflexion sur la direction artistique au cours de la saison actuelle. Des rencontres, réflexions, et discussions à trois, de même que la présence des deux artistes comme observateurs lors de certaines répétitions seront ainsi au menu.

 

Voir la fiche de Maurice Arsenault 

Voir la fiche de Craig Holzschuh


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Pour joindre la Fondation et l’ATFC :
Céline Paquet, Responsable de l’administration et des communications, ATFC
Tél. : (613) 562-2233 ou 1 866 821-2233
Courriel : cpaquet@atfc.ca

Pour joindre les récipiendaires des Prix d’excellence 2013 :
Christine Langlois, Responsable des relations de presse
Cellulaire : (613) 620-0332
Courriel : clang046@gmail.com

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